Distraction et inattention au volant

Il s'agit d'un danger sous-estimé et responsable d’un accident sur 4 : la distraction et l'inattention au volant d'un véhicule.

Distraction et inattention au volant : un danger sous-estimé et responsable d’un accident sur 4 !

En Suisse, l’inattention et la distraction au volant font partie des causes les plus fréquentes d’accidents. Rien qu’en 2013, des automobilistes inattentifs ou distraits ont été coresponsables d’environ 13'000 accidents.

Une enquête réalisée, entre autres en Suisse, par la compagnie d’assurance Allianz en 2011 a montré qu’environ 40% des automobilistes téléphonaient en conduisant, 30% écrivaient ou lisaient des SMS ou des e-mails sur leur smartphone ou leur tablette et 50% ne réglaient leur destination sur le GPS qu’une fois en route. Le problème : en se laissant distraire, on se met en danger ainsi qu’autrui.

Pourquoi l’inattention au volant est-elle si dangereuse ?

  • Car avec l’inattention, le temps de réaction augmente massivement : en téléphonant ou en écrivant un sms au volant, il augmente de 30 à 50%.
  • Car chaque seconde d’inattention peut nous faire parcourir une grande distance : à 100 km/h, nous parcourons près de 28 mètres par seconde. Donc si la voiture de devant freine brusquement et que nous sommes distrait, l’accident est presque inévitable !
  • Car le temps de réaction en téléphonant au volant (même avec kit main-libre) correspond au temps de réaction avec un taux d’alcoolémie de 0.8 ‰.

Sources de distraction fréquentes

Liées au conducteur Extérieures
  • Téléphoner avec ou sans kit mains-libres
  • Écrire et lire des SMS ou des e-mails
  • Régler le GPS, la radio et autres appareils
  • Manger et boire
  • Fumer
  • Se maquiller
  • Enlever sa veste ou son pull
  • Distraction intérieure (pensées, sentiments, stress, etc.)
  • GPS, musique
  • Passagers
  • Animaux domestiques, insectes qui volent
  • Objets et événements extérieurs au véhicule

Quelles sont les causes de la distraction ?

Causes générales

La société nous demande de gérer au mieux notre temps, devenu une ressource rare. Pour la plupart d’entre nous, cela signifie aujourd’hui entre autres d’être toujours joignable. Pour satisfaire à ces exigences, nous utilisons de plus en plus souvent la voiture comme prolongement de notre salon ou de notre bureau.

De plus, les fabricants de voitures perfectionnent de plus en plus leurs systèmes d’info-divertissement de bord. La tentation est donc de plus en plus grande de se laisser distraire au volant par d’autres activités.

Capacités surestimées

La plupart des conductrices et conducteurs ont conscience du danger que représente un coup d’œil sur l’écran du téléphone portable. Nombre d’entre eux considèrent aussi comme problématique le fait de lâcher le volant d’une main pour écrire un SMS ou manipuler le GPS. Et pourtant, ils sont nombreux à le faire.

Pourquoi ? Parce qu’en tant que conducteurs expérimentés, ils surestiment leurs capacités et se croient capables de se concentrer sur deux choses à la fois. Or toute activité accessoire exécutée au volant distrait de la tâche principale, la conduite.

Danger sous-estimé

En conduisant, nos capacités visuelles, acoustiques, cognitives et motrices sont sollicitées. La distraction peut elle aussi agir à chacun de ces quatre niveaux. La musique constitue par exemple une distraction acoustique car elle détourne l’attention auditive de la circulation. Commander un appareil au volant comme un GPS ou un smartphone est une distraction motrice car le conducteur doit souvent lâcher le volant d’une main.

Ces distractions, et donc le danger qu’elles représentent, sont souvent sous-estimés. La conduite est une activité qui requiert notre entière concentration, et chaque seconde où nous sommes distrait peut provoquer un accident.

Puis-je être sanctionné pour distraction ?

Accident ou pas, l’inattention est sanctionnée de manière explicite par l’article 3 de l’ordonnance sur la circulation routière. On y lit que le conducteur « évitera toute occupation qui rendrait plus difficile la conduite du véhicule. Il veillera en outre à ce que son attention ne soit distraite, notamment, ni par un appareil reproducteur de son ni par un quelconque système d’information ou de communication ».

Un conducteur doit toujours rester maître de son véhicule, de manière à pouvoir remplir ses obligations de prudence (Art. 31 al. 1 LCR). C’est pourquoi lorsqu’il conduit, il n’est autorisé à entreprendre aucun geste pouvant nuire à sa maîtrise du véhicule (Art. 3 al. 1 OCR).

Quelles sont les sanctions ?

 
 
 
 

Nos conseils

  • Evitez toute activité susceptible de constituer une distraction.
  • Portez votre attention sur le trafic uniquement.
  • Renoncez en particulier à lire et écrire des SMS et à téléphoner au volant.
  • Arrêtez-vous dans un endroit sûr si vous devez passer un appel ou régler un appareil.
  • Prenez le temps de vous arrêter pour manger plutôt que de le faire au volant.
  • Introduisez la destination dans le GPS avant de vous mettre en route.
  • Installez le lecteur MP3 et choisissez la Playlist avant de démarrer.

La campagne « Garde les yeux sur la route »

  • Campagne distraction au volant

    Les conducteurs sous-estiment le fait qu’écrire un SMS, téléphoner ou régler le GPS altère la maîtrise du véhicule. La campagne vise à réduire les accidents causés par ces facteurs de distraction.