Le futur des voitures

Energies propres, innovations technologiques, applications mobiles ou auto-partage transforment radicalement le monde des transports et le comportement des usagers.


Nombre de scientifiques et d’industriels travaillent à l’élaboration de nouvelles formes de mobilité. Certains se focalisent sur les transports publics, d’autres sur la mobilité individuelle. On leur doit notamment les systèmes de propulsion alternatifs, hybrides ou électriques, mais aussi les multiples déclinaisons du co-voiturage et de l’autopartage apparues ces dernières décennies.

Sans conducteur, la voiture du futur ?

A l’évidence, les moyens de communication modernes révolutionnent la manière d’organiser nos déplacements. Via des applications pour smartphones, il est si simple d‘acheter un billet de train, louer une voiture, requérir les services d’un chauffeur ou partager sa place de parc. Et ce n’est pas tout. La voiture entièrement automatisée n’a désormais plus rien d’utopique.

Sous l’impulsion de la Google Car, les projets de voiture sans chauffeur se sont multipliés, et progressent à un rythme spectaculaire. Du coup, on se demande de quoi l’avenir sera fait ? Nul ne le sait exactement, mais il faut s’attendre à de profondes mutations.

Les contours de la mobilité du futur

Directeur de l’Académie de la mobilité, une filiale du TCS, Jörg Beckmann dépeint en 6 thèses les contours de la mobilité du futur :

La fin du carbone

L’accord signé le 12 décembre 2015 à Paris par les 195 pays membres de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques marque la fin de l’ère du charbon, du pétrole ainsi que du gaz. Ce faisant, les gouvernements ont initié un processus de « décarbonisation » répondant aux impératifs de la transition énergétique.

Se profile désormais un nouvel âge technologique caractérisé par le déclin des moteurs thermiques et l’essor des véhicules électriques. Simultanément, la propriété individuelle de la voiture cède le pas à l’économie du partage. L’ensemble de ces mutations contribuera à terme à réduire les émissions d’énergies fossiles.

Parallèlement, la production d’électricité s’émancipera du charbon et du pétrole. Dans le futur, les citoyens privilégieront les voitures électriques automatisées (sans chauffeur) et s’en partageront l’usage au sein de communautés de transport.

A quoi bon posséder une bombinette quand on ne peut dépasser le 120 km/h sur l’autoroute ? Un moteur électrique est amplement suffisant, d’autant que l’autonomie va se hisser au niveau des moteurs thermiques. Et, comme le prix des batteries connaîtra une baisse importante, on pourra en installer davantage dans chaque véhicule. Cela contribuera encore à accroître l’autonomie des véhicules.

L’apogée du partage

Grâce à l’économie du partage, il est habituel de se prêter différents objets, au lieu d’en être l’unique possesseur. Un principe qui s’applique aussi à l’automobile, puisqu’une voiture n’est utilisée en moyenne qu’une heure par jour. La coopérative Mobility fut longtemps le seul acteur sur ce marché. Un monopole perdu avec le développement foudroyant des smartphones et applications.

Nombre de services de prêts de voitures, de vélos ou de places de parc sont aujourd’hui disponibles via un téléphone portable. Auparavant, les sociétés d’autopartage possédaient leurs propres aires de stationnement où il fallait ramener la voiture après usage. Désormais, les clients localisent un véhicule grâce au GPS et le déposent n’importe où en ville, un concept dénommé « free floating ». Les Bâlois ont pu le tester grâce à Catch a Car de Mobility, laquelle est en train de concevoir un système similaire inter-villes permettant de prendre un véhicule à Genève et de le déposer à Zurich.

Sharoo, société d’auto-partage soutenue par la filiale de Migros m-way, Mobility et La Mobilière, joue aussi un rôle d’intermédiaire entre conducteurs et usagers non motorisés. Grâce à cette pléthore de services, il est aisé de renoncer à posséder une auto. A témoin le succès de Mobility (120 000 clients) et de Sharoo (12 000 inscrits).

Véhicules autonomes

Mais c’est dans l’avènement des véhicules sans conducteur que se révèlent les trois grandes transformations en cours à l’échelle mondiale, soit « la dé-carbonisation, la dé-motorisation et la dé-privatisation ». Les moteurs électriques gagneront en propreté, en efficacité, et se rechargeront tout seuls.

Et comme la notion de propriété perd de sa pertinence, le paysage routier sera dominé par des sortes de taxis privés prenant en charge des passagers sur appel. Le permis de conduire perdra son statut de Graal de la mobilité, concurrencé par des applications mobiles offrant de vastes possibilités.

Mais doit-on payer pour ces services-là ? Une question qui agite les esprits. Tout en se déplaçant, il est possible de surfer sur internet ou encore de faire des achats. Nombre d’entreprises s’intéressent de près à nos déplacements en auto durant lesquels nous consommons ou transférons des données. Gageons que les innovations techniques touchant les systèmes de direction et de navigation donneront lieu à des modèles d’affaires inédits bouleversant à leur tour les paramètres de la mobilité.

Objet de prestige

Dans 20 ou 30 ans, Google, Apple, Swisscom et consorts se poseront en acteurs clés de la mobilité, tandis que se déploieront une multitude d’usages et de types de propulsion. Ne crions toutefois pas trop tôt à la fin de la voiture privée. Celle-ci offrira une sécurité accrue dans le respect de l’environnement, grâce notamment aux progrès réalisés dans le domaine des assistances à la conduite.

Des avancées analogues concourent au développement des moteurs électriques et de l’auto-partage, qui parviennent à éliminer d’euxmêmes leurs effets indésirables. La voiture privée va perdre sa suprématie et se muer en pur objet de prestige…à l’instar d’une montre au poignet dont on ne consulte jamais l’heure.

Fini le temps perdu!

Jadis, l’homme se satisfaisait d’un déplacement sans encombre de A à B. Puis, il voulut gagner du temps et améliorer les standards de sécurité. Il entend désormais effectuer des tâches utiles tout en se déplaçant, chose autrefois impossible puisqu’il devait vouer toute son attention au trafic avec comme seule distraction écouter la radio ou de la musique.

Dans une voiture automatisée, il est possible de surfer sur le web ou faire du shopping. Et celui qui se déplace à vélo accomplit une activité physique profitable à la santé. Révolu le temps où l’on restait passivement assis dans son auto. Bientôt, nos déplacements deviendront productifs par la possibilité d’accomplir diverses tâches.

Le retour du vélo

Mais réduire le futur de la mobilité aux véhicules autonomes serait une erreur. Car, contrairement aux voitures sans conducteur, les deux-roues se prêtent idéalement à la plupart des trajets urbains. Et, plus particulièrement, le vélo-cargo doté d’une assistance électrique. Ce deuxroues permet par exemple de véhiculer deux enfants ou près de 100 kilos de matériel. Et, cet engin devrait suffire à parcourir les 3 kilomètres pour lesquels la voiture est aujourd’hui principalement utilisée.

Nul doute que les politiciens encourageront ce mode de locomotion répondant pleinement aux impératifs de la transition énergétique, et donnant à notre civilisation hyper-sédentaire l’occasion de pratiquer un minimum d’activité physique.

Ce contexte favorise grandement le retour en grâce du vélo. Lequel est devenu étendard de l’avant-garde branchée, alors que la version électrique rencontre un fort engouement chez les seniors. De plus, la large palette de modèles reflète la diversité des tendances urbaines, vintage, chic, sportives, alternatives

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