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26.10.2026

Satellites : la course aux données

Au-dessus de nos têtes se joue une véritable course. États et entreprises envoient toujours plus de satellites dans l’espace et se disputent les données, communications et avantages stratégiques.
26 octobre 2026

L'essor récent des satellites

Entre 200 et 2000 km au-dessus de la surface terrestre, il se passe beaucoup de choses. Début septembre 2026, les 11 124
satellites Starlink de l’entreprise SpaceX se trouvaient sur cette orbite, appelée orbite terrestre basse (en anglais LEO). Comme ils se trouvent « seulement » entre 550 et 480 km au-dessus de la surface de la Terre, leurs signaux parviennent relativement rapidement. Cela permet de bénéficier d’une connexion Internet rapide et stable. De plus, ils desservent des zones où l’infrastructure nécessaire était jusqu’à présent inexistante ou presque. Le nombre élevé de satellites permet une couverture quasi mondiale. 

Désormais, de plus en plus de compagnies aériennes, telles que SAS, Lufthansa ou Qatar Airways, misent sur Starlink pour proposer une connexion Internet aux passagers. Le nombre de satellites Starlink ne s’arrêtera pas à plus de 11 000. SpaceX souhaite en mettre en orbite 42 000 au total. Amazon prévoit également de déployer son propre réseau de satellites, baptisé «Amazon Leo», en orbite basse. Le groupe de Jeff Bezos rachète Globalstar, une entreprise américaine qui exploite un réseau de satellites et détient les droits sur des fréquences radio permettant des connexions directes avec les smartphones. D’ici fin juillet 2029, Amazon prévoit d’avoir mis en orbite plus de 3200 satellites.


SpaceX Antennes Loèche
SpaceX prévoit d’installer quarante antennes à Leuk (VS). Leur fonction: assurer la transmission de données entre l’Internet conventionnel et les satellites Starlink.
Photos: Shutterstock, Planet Labs PBC/Associated Press/Picture Alliance/DPA, Keyston

D’autres Etats et entreprises investissent massivement. En Chine, l’Etat est lui aussi en train de mettre en place son propre réseau Internet par satellite en orbite terrestre basse, et un groupe, Geely, est même actif dans ce domaine. Depuis 2022 déjà, sa filiale Geespace y lance des satellites. L’une des raisons: les systèmes satellitaires sont indispensables aux véhicules autonomes, qui ont besoin de données géographiques d’une grande précision.

Pour les applications en temps réel dans le domaine militaire, telles que le pilotage de drones ou le commandement des
troupes, les données provenant des satellites en orbite basse sont essentielles, car elles ne présentent qu’un faible temps de latence en raison de la courte distance qui les sépare de la Terre. L’espace devient ainsi de plus en plus un théâtre stratégique où s’affrontent les intérêts géopolitiques.

Aide à la navigation à plus de 2000 km d’altitude

Dans l’orbite terrestre moyenne (MEO), c.-à-d. entre 2000 et 35 786 km d’altitude, les systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS) gravitent autour de la Terre et transmettent en permanence leur position et l’heure. A partir de ces informations, les appareils GPS calculent leur propre position. Pour que cela soit possible, un appareil doit être en contact avec au moins quatre satellites. Grâce à eux, il est devenu tout naturel de pouvoir s’orienter dans des villes inconnues à l’aide d’un GPS ou de Google Maps, ou de pouvoir aller vérifier dans sa boîte mail quand la paire de chaussures commandée sera livrée.

Le plus connu de ces systèmes mondiaux de navigation est sans doute le GPS, abréviation de « Global Positioning System ». Ses satellites gravitent à une altitude d’environ 20 000 km. Il a été créé en 1973 par le département de la Défense des Etats-Unis. Aujourd’hui, la United States Space Force en assure la supervision. Le GPS a d’abord été utilisé dans l’aviation et sur les navires, avant de s’imposer dans le secteur automobile. Il y a 36 ans, le constructeur japonais Pioneer a lancé sur le marché le premier système de navigation automobile basé sur le GPS. La même année, en 1990, un système de navigation GPS intégré à un véhicule a fait ses débuts dans un coupé Mazda Eunos Cosmo.

Galileo remporte la précision

Outre le GPS, il existe trois autres systèmes de navigation par satellite d’importance internationale, qui évoluent tous à une
altitude d’environ 20 000 km. Lancé par l’Union européenne et l’Agence Spatiale Européenne (Esa), Galileo, utilisable depuis fin 2016, est réputé être le système le plus précis. Le système européen d’appel d’urgence eCall, obligatoire depuis le 31 mars 2018 en Europe pour toutes les voitures particulières et les utilitaires nouvellement homologués, repose sur les signaux de Galileo. 

Le système russe Glonass a été développé à des fins militaires à partir de 1972. Dès 2008, il a été modernisé et étendu. Il est également autorisé pour un usage civil. Pour la localisation d’objets dans le nord de la Scandinavie et en Russie, Glonass est plus performant que le GPS. 

Le système chinois BeiDou est lui aussi disponible dans le monde entier pour un usage civil depuis juillet 2020. Les téléphones portables modernes utilisent généralement simultanément les signaux du GPS, Galileo, Glonass et BeiDou, ce qui améliore la précision.

Les différentes orbites

Orbites et satellites
  • LEO : on appelle orbite terrestre basse (Low Earth Orbit, ou LEO) la région située entre 200 et 2000 km d’altitude. Elle abrite, outre la Station spatiale internationale (ISS), située entre 400 et420 km d’altitude, de nombreux satellites météorologiques, d’observation de la Terre et de communication. La majorité des nouveaux satellites sont envoyés en orbite terrestre basse, notamment pour le système Starlink.
  • MEO : l’orbite terrestre moyenne (Medium Earth Orbit, ou MEO) désigne l’orbite des satellites situés entre 2000 et 35 786 km d’altitude. Selon celle-ci, les satellites qui s’y trouvent font plusieurs fois le tour de la Terre par jour. C’est notamment dans la MEO que se trouvent les satellites des systèmes de navigation GPS, Galileo, Glonass et BeiDou.
  • GEO : sur l’orbite géostationnaire (Geostationary Earth Orbit,ou GEO), située à 35 786 km, à la hauteur de l’équateur, les satellites semblent immobiles. Leur période orbitale autour de laTerre correspond à la durée de rotation de notre planète. C’est sur cette orbite que gravitent notamment des satellites de télévision comme Astra, ainsi que des satellites météorologiques et de communication, mais aussi des satellites militaires d’alerte précoce.
Satellites : quelques dates-clés
2020 : Starlink

On appelle orbite terrestre basse (Low Earth Orbit, ou LEO) la région située entre 200 et 2000 km d’altitude. Elle abrite, outre la Station spatiale internationale (ISS), située entre 320 et 400 km d’altitude, de nombreux satellites météorologiques, d’observation de la Terre et de communication. La majorité des nouveaux satellites sont envoyé en orbite terrestre basse, notamment pour le système Starlink.

2016 : Galileo

Le système Galileo, un projet de l’UE et de l’Esa, est utilisable dans le monde entier à des fins civiles depuis 2016. Il peut être utilisé pour les services de recherche et de sauvetage, l’agriculture, la protection de l’environnement,
l’énergie, etc. Le système d’appel d’urgence eCall, obligatoire en Europe depuis fin mars 2018 pour les voitures et véhicules utilitaires, repose sur Galileo.

2011 : BeiDou

Les premiers satellites du système chinois BeiDou ont été lancés dans l’espace en 2000. Utilisable pour la navigation en
Chine depuis 2011 et dans la région AsiePacifique depuis 2012, le système est accessible au monde entier depuis son dernier développement en 2020. BeiDou utilise aussi des satellites géostationnaires.

2011 : Glonass

Equivalent russe du GPS. Les premiers satellites ont été lancés dans le MEO en 1982. Le système est entré
en service en 1993, mais son fonctionnement a été marqué par de nombreux problèmes. Dès 2008, il a fait l’objet d’une importante modernisation. Depuis 2011, il est pleinement opérationnel. Développé à des fins militaires, il peut aussi être utilisé à des fins civiles.

1995 : GPS

A partir de 1978, les premiers satellites du système GPS ont été lancés en MEO. La constellation complète de 24 satellites était en place en 1993. Le GPS n’est devenu pleinement opérationnel qu’en 1995. Initialement destiné à des fins militaires, il a été décidé
en 1983, après la destruction d’un avion de ligne par l’Union soviétique, de l’ouvrir aux usages civils. Aujourd’hui exploité par la United States Space Force.

1965 : Intelsat 1

Connu sous le nom d’Early Bird. Lancé le 6 avril 1965, il fut le 1er satellite commercial de télécommunications placé sur une orbite géostationnaire. Il pouvait transmettre des programmes télé et permettait jusqu’à 244 communications téléphoniques simultanées.
Désactivé en 1969.

1962 : Telastar 1

Lancement le 10 juillet 1962. Début de l’ère des communications actives par satellite. Il a pour la 1re fois retransmis en
direct des images télé entre les USA et l’Europe et a permis d’établir des liaisons téléphoniques intercontinentales. Tombé
en panne en février 1963. Toujours dans l’espace.

Überschrift

Satellites apparemment immobiles

Les satellites géostationnaires, quant à eux, gravitent à 35 786 km au-dessus de la surface de la Terre, au-dessus de
l’équateur, et semblent immobiles. Cela s’explique par le fait qu’ils mettent exactement autant de temps pour faire le tour de la Terre que notre planète pour effectuer une rotation sur elle-même: 24 heures. Ils ont révolutionné notre quotidien il y a déjà plusieurs décennies. On peut citer, par exemple, les satellites météorologiques comme Meteosat, ou encore les satellites de communication et de télévision comme Astra ou Eutelsat.

Dès 1965, le satellite américain Intelsat 1 a permis de transmettre des programmes télévisés et des informations des Etats-Unis vers l’Europe. De nombreux satellites militaires de communication ainsi que des satellites d’alerte précoce évoluent également à 35 786 km d’altitude

La Suisse, petite puissance spatiale

Satellite Cheops
Projet de l’Esa sous direction suisse : le satellite Cheops mesure les transits d’exoplanètes.

La Suisse, qui est d’ailleurs membre fondateur de l’Agence spatiale européenne (Esa), a envoyé son premier satellite en 2009 : le SwissCube, qui ne pesait que 820 grammes. Ce projet commun à plusieurs hautes écoles suisses, dirigé par l’EPFL, a étudié la lumière émise par l’atmosphère terrestre. Selon des experts comme le professeur Christoph Mordasini, de l’Université de Berne, Cheops est considéré comme le « fleuron de l’astronautique suisse ». Il s’agit du premier satellite de l’Esa placé sous la direction de la Suisse. Ce télescope spatial ultramoderne de 270 kg orbite autour de la Terre depuis 2019, à une altitude de 700 km, et étudiera jusqu’en 2029 des planètes qui gravitent autour d’autres étoiles. En Suisse, la direction du projet est assurée par le département de recherche spatiale et de planétologie de l’Université de Berne, avec une participation importante de l’Université de Genève. 

La Suisse a participé et continue de participer à la mise en place et à l’exploitation du système européen de navigation par satellite Galileo, et contribue aussi aux programmes européens de satellites météorologiques, environnementaux et d’observation de la Terre. Par ailleurs, le pays contribue à façonner le secteur spatial européen en développant et en fournissant des technologies-clés pour les lanceurs, satellites et instruments scientifiques. Ainsi, en septembre, l’Empa a annoncé que certains de ses chercheurs, en collaboration avec l’entreprise zurichoise Beyond Gravity, avaient développé une solution permettant d’atténuer, lors des lancements de fusées, les vibrations susceptibles d’endommager les satellites.

L'engouement pour l’espace, les satellites et le GPS : interview de Thomas Zurbuchen

Thomas Zurbuchen en Interview

Thomas Zurbuchen a supervisé 130 missions en tant que directeur de la recherche à la NASA. Aujourd’hui, il développe la recherche spatiale suisse à l’EPF Zurich. Entretien sur l’engouement pour l’espace, les satellites et le GPS, qui s’avère moins performant que prévu dans le domaine de la conduite autonome.

Touring Magazine : La technologie satellitaire est omniprésente. Que se passerait-il concrètement sur Terre lors d’une panne ?

Thomas Zurbuchen: En premier lieu, tout ce qui est lié au positionnement, à la synchronisation et la navigation serait affecté. Cela commence par la navigation à l’aide du GPS ou de Galileo (le système civil européen qui constitue l’équivalent du GPS), p. ex. lorsque je veux me rendre d’un point A à un point B. Nous le sentirions aussi à la pompe: une baisse des stocks détectée par les satellites à un moment donné fait grimper les cours du pétrole sur les marchés financiers, cela se répercute sur le prix. Le secteur financier dépend aussi de cette synchronisation. Deuxièmement,
la météo: les infos permettant de savoir s’il va y avoir de la grêle ou autres passent par les satellites. Le troisième domaine qui serait touché serait les communications. Je compare cela à un exosquelette pour personnes paralysées. Ce que nous construisons dans l’espace constitue une sorte d’exosquelette pour la Terre. Si on nous l’enlevait, nous aurions beaucoup de difficultés. A l’avenir, une part encore plus importante des communications passera par l’espace.

Pourquoi y a-t-il eu, ces dernières années, un essor du secteur spatial et l’apparition de nouveaux modèles économiques en orbite?

Je vois deux raisons. La première est commerciale: aujourd’hui, on peut créer une entreprise qui fabrique des satellites
comme on peut en créer une qui développe des logiciels. L’entreprise Planet Labs, p. ex., exploite environ 190 satellites; dans le domaine civil, aucun pays n’en possède autant. A cela s’ajoute l’effondrement du coût d’accès à l’espace. Autrefois, le lancement d’une fusée coûtait 200 à 300 mio de dollars. Le lancement le moins cher que j’aie jamais acheté à la NASA coûtait encore 30 mio. La deuxième raison est la sécurité: l’armée comprend que l’espace est la plateforme d’où proviennent informations et communications.

La Suisse possède-t-elle des satellites?

Oui, mais en petit nombre. Il y a, p. ex., le SwissCube, construit à l’EPFL et qui est toujours en orbite. Il existe de plus
petits projets qui ont été développés dans des universités, mais dans le domaine militaire aussi, la Suisse souhaite
construire davantage de satellites.

Pourquoi seulement si peu?

Il y a bientôt quarante ans, la Suisse a choisi de rejoindre l’Agence spatiale européenne, probablement pour de bonnes raisons. Mais, contrairement aux autres pays, elle verse 95% de son financement à l’Europe. Les autres pays en conservent jusqu’à la moitié pour développer leurs propres capacités. Je ne comprends pas pourquoi. Nous fabriquons des panneaux solaires et des structures, mais pas des satellites complets. Cela doit changer.

En quoi le travail en Suisse se distingue-t-il de celui de la NASA?

A la NASA, j’ai été responsable de 130 missions, chacune coûtant entre 100 mio et 10 mia de dollars. Ici, il s’agit de trois projets, dont le plus coûteux s’élève à 30 mio. Mais les moyens nécessaires sont étonnamment similaires. La différence réside dans le travail de développement des capacités. L’EPFZ est l’université la mieux classée d’Europe continentale, mais dans la recherche spatiale, elle n’en a pas encore fait suffisamment pour être à la hauteur de ce statut.

Vous avez dit un jour que «celui qui est à la pointe dans l’espace définit les règles sur Terre». Qui les définit aujourd’hui?

Deux pays: l’Amérique et la Chine. Du côté américain, ce sont surtout les entreprises qui poussent au développement du secteur spatial, avec aussi des intérêts politiques. Du côté chinois, c’est le gouvernement qui encourage le développement des activités spatiales. Il existe certes un cadre juridique datant des débuts de l’exploration spatiale, que tous les pays ont signé, qui porte notamment sur la non-ingérence et la surveillance. Mais aujourd’hui, la Chine, la Russie ou la Corée du Nord ne le respectent plus aussi strictement. Entre-temps, nous constatons aussi que l’opinion des pays occidentaux évolue.

Pour la conduite autonome, la technologie satellitaire est considérée comme une technologie-clé. Qu’est-ce que cela signifie pour un pays avec des tunnels et des vallées?

Quand la conduite autonome a commencé à se développer, tout le monde pensait que nous allions utiliser les satellites. Aujourd’hui, presque personne ne le fait. Le GPS est précis à environ 1 mètre dans le domaine des transports. Cela suffit pour une autoroute, mais pas pour une entrée étroite. Dans les villes, le signal peut également se réfléchir sur les façades des bâtiments. Aujourd’hui, la conduite est assurée par des caméras et des systèmes LiDAR, avec une précision de quelques centimètres, idéalement uniquement par beau temps. C’est pourquoi toutes les entreprises effectuent leurs tests à San Francisco et à Phoenix: il n’y neige pas. Ce n’est que lorsqu’il neige très fortement que le GPS redevient important: la route se trouve toujours au même endroit, même si, temporairement, on ne la voit plus.

Et à l’avenir, qu’est-ce qui pourrait encore être envoyé dans l’espace?

Je ne connais personne qui souhaite vivre à côté d’un centre de données. Ou d’une décharge. Voilà une de mes motivations: utiliser l’espace pour y envoyer des choses dont nous ne voulons pas ici, parce que nous nous soucions de préserver la Terre. Mais c’est difficile. Un centre de données en orbite est gigantesque et ne fonctionne que sur une trajectoire orbitale précise: là où le jour et la nuit se rencontrent. Tout le monde veut y aller. Et bien qu’il n’y ait actuellement aucun satellite de ce type dans l’espace, il existe déjà des procédures judiciaires, car chacun affirme que «cette zone va être saturée et qu’il faut réserver sa place».

Quand l’orbite sera-t-elle trop encombrée?

Nous pourrions avoir des millions de satellites en orbite, à condition de procéder correctement. Le problème ne vient
pas des satellites qui fonctionnent, mais des débris provenant de satellites détruits ou incontrôlés. C’est beaucoup plus dangereux que les satellites euxmêmes. En 2007, la Chine a détruit l’un de ses propres satellites à une altitude de 800 km, générant des milliers de débris. Chacun d’entre eux est aussi dangereux qu’un satellite. Nous devons veiller à ne plus produire de débris spatiaux autant que possible, à retirer de l’orbite les satellites qui ne sont plus opérationnels et à garantir aucune collision. Sinon, il y aura des zones ou régions entières où les activités spatiales ne seront pratiquement plus possibles. Certains pessimistes estiment que, dans cinq ans déjà, il y aura des endroits où on ne pourra plus accéder. Tôt ou tard, ce problème devra être résolu.

Un nettoyage est-il encore possible?

Il existe des idées. Mais il faudrait d’abord légiférer. On ne laisse pas non plus sa voiture sur l’autoroute lorsqu’elle ne fonctionne plus. Si, p. ex., il était prévu par la loi qu’un satellite défectueux doive être retiré de l’orbite dans un délai de dix mois, sous peine d’amende, cela créerait de nouveaux secteurs d’activité. Des compagnies pourraient alors proposer des services de remorquage dans l’espace, à la manière du TCS sur les routes. Il existe même en Suisse une entreprise créée dans ce but, ClearSpace. Et en Amérique, trois entreprises ont récemment reçu comme mission d’enlever les déchets de l’espace.

Clear Space vision d'artiste
Une solution contre les débris spatiaux: l’entreprise ClearSpace prévoit d’éliminer les déchets à l’aide de remorqueurs équipés de bras préhensiles.

Textes : Juliane Lutz, Dino Nodari

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