





Les voitures de tourisme peuvent fonctionner avec différents carburants et sources d’énergie selon leur motorisation : essence, diesel, gaz naturel, électricité ou encore hydrogène. Ce glossaire présente les différentes options actuellement disponibles et leurs caractéristiques.
Le sans plomb 95 correspond à la norme EN 228 et constitue l’essence standard en Suisse. Il affiche un indice d’octane d’au moins 95 et contient jusqu’à 5 % de bioéthanol. Ce carburant est compatible avec la grande majorité des voitures à essence et est disponible dans toute la Suisse.
Le sans-plomb 95 E10 n’est actuellement pas disponible en Suisse. À l’étranger, en revanche, cette essence contenant jusqu’à 10 % de bioéthanol est largement répandue et constitue souvent l’option la moins chère à la pompe.
Tous les véhicules construits avant 2012 ne sont pas nécessairement compatibles avec ce carburant. Les automobilistes peuvent consulter le manuel d’utilisation ou la liste de la Deutsche Automobil Treuhand GmbH (DAT) indiquant les véhicules compatibles E10.
En l’absence de sans-plomb 95 E5 à l’étranger, les conducteurs dont le véhicule n’est pas compatible avec l’E10 devraient se tourner vers le sans-plomb 98 (Super Plus, E5), généralement plus cher.
Le sans-plomb 98 répond lui aussi à la norme EN 228, mais se distingue par son indice d’octane plus élevé. Il est particulièrement adapté aux moteurs sensibles au cliquetis ainsi qu’aux véhicules anciens qui fonctionnaient autrefois au « super plomb ». Comme le sans-plomb 95 E5, il contient généralement jusqu’à 5 % de bioéthanol.
Les carburants premium (par ex. Shell V-Power, BP Ultimate, Socar Velvet, etc.) sont des variantes proposées par les distributeurs avec un indice d’octane plus élevé (essence) ou un indice de cétane plus élevé (diesel), ainsi que des additifs supplémentaires. Les bénéfices annoncés sont difficiles à vérifier et peu probables pour un usage quotidien comparativement aux carburants standard. Ils ne présentent toutefois aucun risque, mais entraînent un coût plus élevé.
Le diesel B7, conforme à la norme EN 590, est le carburant diesel standard distribué en Suisse. Il contient jusqu’à 7 % de biodiesel, généralement sous forme de FAME (ester méthylique d’acides gras) produit à partir d’huile de colza ou d’huiles alimentaires usagées. Ce carburant est compatible avec l’ensemble des véhicules équipés d’un moteur diesel.
Le HVO100 est un carburant diesel paraffinique fabriqué à partir d’huiles végétales hydrogénées et de graisses résiduelles. Utilisé dans des véhicules diesel compatibles, il permet de réduire les émissions de CO₂ d’environ 85 % sur l’ensemble de son cycle de vie. Disponible en Suisse depuis 2025 dans certaines stations-service, il ne peut toutefois être utilisé que dans les véhicules bénéficiant d’une homologation constructeur pour les carburants XTL.
Le GNC (gaz naturel comprimé) est composé principalement de méthane. En Suisse, le GNC destiné aux véhicules contient au moins 20 % de biogaz, ce qui améliore sensiblement son bilan CO₂. Le pays compte encore environ 125 stations-service proposant ce carburant, mais leur nombre est en recul..
Le biogaz (biométhane) est produit à partir de déchets organiques puis injecté dans le réseau de gaz naturel. En Suisse, il entre dans la composition du GNC et contribue à améliorer davantage son bilan climatique.
Le GPL est un gaz liquéfié composé de propane et de butane. En Suisse, il reste peu répandu et n’est disponible que dans environ 50 stations-service. Les véhicules à essence doivent être spécialement adaptés pour pouvoir utiliser ce carburant.
L’hydrogène est le gaz le plus léger. Dans les véhicules à pile à combustible, il est transformé en électricité pour alimenter un moteur électrique. En Suisse, on compte actuellement 18 stations publiques d’hydrogène, principalement le long de l’autoroute A1. Pour les voitures particulières, l’hydrogène reste toutefois une solution de niche.
Les véhicules électriques à batterie et les hybrides rechargeables sont alimentés par le réseau électrique suisse. Grâce à un réseau dense de bornes de recharge AC et DC, l’électricité s’est imposée comme la principale alternative pour les voitures de tourisme.
AdBlue n’est pas un carburant, mais une solution synthétique composée de 32,5 % d’urée pure et de 67,5 % d’eau déminéralisée. Elle est utilisée dans les véhicules diesel pour le traitement des gaz d’échappement. AdBlue transforme les oxydes d’azote nocifs en vapeur d’eau et en azote inoffensifs par réduction catalytique.
Essence, diesel, HVO100, gaz naturel (GNC), GPL, électricité et hydrogène.
L’électricité utilisée par les véhicules électriques à batterie est généralement considérée comme l’option la plus favorable au climat, à condition qu’elle ne provienne pas de centrales à charbon, à pétrole ou à gaz. L’hydrogène vert produit à partir d’électricité renouvelable est lui aussi favorable au climat. Globalement, toutefois, si l’on tient compte de la production, de la distribution et de l’énergie nécessaire au ravitaillement, une voiture à hydrogène consomme plus d’électricité que 2,5 voitures électriques pour parcourir la même distance.
État en 2026 : la Suisse dispose de 18 stations publiques d’hydrogène. Une voiture de tourisme consomme environ 1 kg d’hydrogène aux 100 km, soit un coût compris entre 17 et 22 francs.
