Le TCS a voulu en savoir plus et a pour ce faire comparé plusieurs modèles.
Depuis longtemps, la traction intégrale n’est plus seulement réservée aux véhicules tout-terrain, mais est pratiquement disponible sur tous les modèles de véhicule, de la petite voiture à la familiale. Ces dernières années, les SUV et les crossovers, qui sont le plus souvent équipés de la traction intégrale, sont toujours de plus en plus prisés, augmentant ainsi la part de véhicules 4x4 en Suisse. Les avantages de la transmission intégrale sont clairs: une meilleure traction et une tenue en virage plus stable. Ces qualités sont particulièrement recherchées quand les chaussées sont mouillées ou enneigées et l’usure des pneus des voitures 4x4 est en général très régulière.
Celui qui habite dans une région montagneuse et est donc souvent confronté à des routes pentues et enneigées, apprécie pleinement d’avoir un véhicule à transmission intégrale. De même celui qui doit souvent tirer une remorque en hiver sur les routes légèrement en côte et mouillées sait déjà que, sans transmission intégrale, il n’ira pas bien loin. Il est clair qu’un véhicule tout-terrain est, comme son nom l’indique, conçu pour le tout-terrain. L’automobiliste dont la voiture n’est pas dotée de quatre roues motrices roulera avec diffi culté sur une route en terre, à moins peut-être de conduire une puissante berline ou voiture de sport.
Il est indéniable que la traction intégrale a des avantages, mais elle a aussi des inconvénients. La surconsommation est, particulièrement maintenant en raison des discussions sur le CO2, un thème d’actualité. Celle-ci est à attribuer au surpoids et aux pertes de puissance dues aux frottements plus élevées. De plus, le volume du coffre des 4x4 est souvent plus petit que celui de son pendant 4x2, car les composants mécaniques situés sous le véhicule prennent assez de place. A cause du surpoids, la charge utile du véhicule est aussi souvent plus faible. On doute que les 69’000 véhicules 4x4 vendus en 2009 aient vraiment été utilisés comme purs tout-terrain. Il est plutôt à supposer que ceux-ci ont été achetés pour des raisons de prestige et de mode. Cette tendance est surtout valable pour les SUV et les crossovers.
Il n’est pas facile de comparer différents modèles de voitures sur la surconsommation, le surpoids et le supplément de prix. Pour ce faire, il faut absolument que le moteur, la transmission et l’équipement soient identiques, car autrement les résultats sont faussés. Le TCS a comparé au total 26 modèles de voitures qui répondaient à ces critères. Les résultats de ce comparatif sont clairs. En moyenne, le surpoids est de 90 kg, la surconsommation de 0,5 l/100 km et le supplément de prix de Fr. 4’200.–. Ces faits sont toutefois une plus-value pour celui qui a vraiment besoin d’un 4x4. Ainsi, par exemple, pour le Nissan Qashqai +2 2.0 dCi acenta, un des SUV les plus prisés en Suisse, disponible avec ou sans traction intégrale, le surcoût des frais d’exploitation (entretien, impôt, assurance, carburant, amortissement, etc.) pour une traction intégrale par rapport à une traction avant se monte à 540 francs par an.